Nouvelle année : le syndrome de la page blanche…

Le syndrome de la page blanche c’est quoi ? Ne sachant pas vraiment comment le définir ni comment l’esquiver et lutter contre, il faut y faire face à un moment ou à un autre dans ce processus passionnant et infernal qu’est l’écriture.

La facilité voudrait que lorsque l’on y est confronté on zappe rapidement et vogue vers d’autres horizons qui s’offrent à nous, tels que les réseaux sociaux, les blogs et autres broutilles télévisuelles typiquement abrutissantes, pour finir comme un légume léthargique face à son écran les yeux rougis par le non clignement rythmique des paupières… Bref. Je m’égare. Revenons à nos moutons.

Il ne suffit pas d’être au calme, éveillé(e) et concentré(e) pour que notre page se noircisse comme par magie. Le silence dûment nécessaire peut parfois avoir l’effet contraire et nous suffoquer au plus haut point par son vacarme assourdissant. D’où cette envie de voguer et de surfer pour s’éloigner sur la toile, loin, aussi loin que possible de cette feuille blanche qui ne daigne se remplir.

D’ailleurs me voici revenue d’une séance de potins et autres badineries typiquement féminines afin d’éviter et surtout de retarder le moment fatidique de la première lettre qui se posera délicatement sur le papier (ou à l’écran pour les moins aventurièr(e)s d’entre nous).

L’envie d’écrire prend le dessus sur toutes les autres mais seulement durant quelques nanosecondes car une fois face à cette fameuse page, cette envie qui nous avait envahi 1 seconde plus tôt, ne répond plus de rien.
Seulement il faut résister aux tentations multiples et une fois ce stade de lutte intense dépassé, les mots viennent seuls, ils défilent et dansent sur nos feuilles comme libérés.

Une fois lancés, rien ne peut les arrêter… Même pour ne rien dire de particulier mis à part de vous souhaiter une joyeuse et heureuse année à toutes et tous !!

Already heard about the blank page syndrome ? I don’t kow how to really define and how to dodge or fight against it. What I do know, is that we have to face it once in a while in this exciting and hellish process of writing.

The ease would want us to quickly go around the problem and to rush to different interests, such as social networks, blogs and other characteristiqually mindless television programs  which lead us to become a lethargic vegetable in front of our TV screen, eyes reddened by the non blinking eyelids… Anyway. I digress. Back on topic.

It is not enough to be in a silent room, awake and concentrated to blacken our pages like magic. Silence is sometimes necessary but it can also have the opposite effect and suffocate us by its deafening din. Whence the desire to get away, as far as possible from the white sheet that does not deign to be filled.

Moreover, I’m just back from a gossiping session and other typically feminine habits especially to avoid the fateful moment of the very first letter that will appear on paper (or on screen for the less adventurous of us).

The urge to write wins out over all other thing, but only during nanoseconds because once we face this bloody page, the desire that  invaded us one second earlier, evaporates.
That is why we need to resist against many temptations and once this stage of intense struggle has exceeded, words come on their own, they parade and dance on our sheets as released.

Once started, nothing can stop them … Even if its to say nothing special except to wish a happy new year to everyone !